28.02.2008
Technique et démarche
Je suis autodidacte.
Lorsque, il y a maintenant une douzaine d’années, j’ai enfin trouvé en moi la force d’exprimer ce qui me tracassait depuis toujours, j’ai travaillé uniquement la terre. Très vite, j’ai commencé à utiliser des argiles de plusieurs couleurs. Mais je n’ai jamais été tenté par les vernis, les engobes, etc. J’aime que les couleurs soient naturelles, et jouent harmonieusement les unes par rapport aux autres.
Tout le monde a compris que mes premières sculptures étaient très psychologiques, très narratives. Elles m’ont permis de raconter mes chagrins, mes joies, mes rencontres et parfois mes indignations. Et puis, j’en suis venu à des personnages plus grands. En les créant, j’éprouve chaque fois une véritable jubilation à les voir rire, narguer leurs petits voisins, être toujours très provocants.
Je travaille toujours spontanément, sans aucune idée de ce que sera le personnage « à venir ». Je commence par les jambes, le plus souvent incomplètes, et je monte « en creux ». Au bout d’un moment, quand l’œuvre risque de s’effondrer, je fabrique une sorte d’échafaudage pour la soutenir jusqu’à ce que la terre soit sèche. Ce soutènement me permet de fignoler sans crainte les seins ; les sexes ; les cheveux surtout, que j’aime sophistiqués. Et j’attends…
Plus tard, j’ai commencé à dessiner aux pastels gras, généralement sur bois, que je trouve le plus souvent dans la rue. Mes dessins sont beaucoup plus « compliqués » à expliquer que mes sculptures. Et lorsque quelqu’un me demande pourquoi je mets toujours trop d’yeux, pourquoi le nombre de personnages « réellement » sur le tableau, je ne sais vraiment pas que répondre !
Quoi qu’il en soit, sculpture ou dessin, j’ai infiniment de plaisir dans chaque création.
Michel Smolec.
19:22 Publié dans Technique et démarche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : technique, demarche, michel smolec, sculptures, dessins






